De la nécessité de repenser rapidement la politique industrielle européenne

29/09/2010 23:33 par dlr14ème_62

  • De la nécessité de repenser rapidement la politique industrielle européenne

    De la nécessité de repenser rapidement la politique industrielle européenne

    29/09/2010 23:33 par dlr14ème_62

SylvieMATELLY_001

Docteur ès sciences économiques, Sylvie Matelly est aujourd’hui directrice de recherches à l’IRIS et Professeur associée à l’Ecole de Management Léonard de Vinci, spécialiste d’économie interna-tionale et de défense. Après avoir obtenu une maîtrise d’économétrie à la faculté de Sciences Econo-miques de Montpellier et à l’Universidad Central de Barcelone et un DEA d’économie internationale de l’Université Pierre Mendés France à Grenoble, elle s’est spécialisée sur les questions de défense en rédigeant une thèse sur les déterminants économiques des dépenses militaires.

Elle est, depuis 2001, chercheuse en Economie Internationale et Défense à l’IRIS. Elle a participé en 2003 à la création du diplôme «Géoéconomie et Intelligence Stratégique» dont elle est aujourd’hui responsable pédago-gique. Elle est également membre du Comité de rédaction de la Revue Internationale et Stratégique et membre fondateur du « Club Agri 2007 », club de réflexion pour réfléchir sur l’avenir de l’agriculture en Europe et la réforme de la PAC. Elle participe au réseau ECADE fondé par les membres du GREAr, groupe de jeunes économistes de défense au sein du CHEAr/DGA (Groupe de Réflexion en Economie et Armement, animé entre 2001 et 2004 par Renaud Bellais). Elle a collaboré, en 2001/2002 avec le Groupe Transition et Dévelop-pement de Grenoble et l’Institute For the Economy in Transition (Moscou) pour la création d’une agence de développement à Kaliningrad dans le cadre d’un projet européen TACIS.

Sylvie Matelly a mené plusieurs études sur les questions des conflits et des opérations extérieures tant du point de vue des capacités à déployer, des questions d’inter-armisation et de multinatio-nalisation des opérations et leurs conséquences que sur les enjeux des conflits en tant que tel.

Sylvie Matelly est par ailleurs chargée du chapitre Enjeux économiques dans l’Année straté-gique.

Les années 1980 et 90 furent, en matière de politique économique, celle de la pensée unique. Un certain consensus s’était installé en réponse à la crise et à la montée d’un chômage de masse dans les pays industrialisés : il fallait libéraliser pour restaurer la compétitivité des entreprises, réduire les prix donc l’inflation (c’était la désinflation compétitive) et donc stimuler la consommation et la croissance. La fin de la guerre froide, interprétée par certains comme une fin de l’histoire et la victoire du système libéral, accentua encore le mouvement de dérégulation. Tous les secteurs d’activité furent progressivement réformés : la banque, la finance, l’énergie, les transports mais aussi l’industrie stratégique et de défense.Longtemps accusée d’être une forteresse derrière laquelle les entreprises européennes étaient choyées et protégées par les Etats, l’Union européenne par la voie de sa Commission, adopta une position des plus orthodoxe : les aides d’Etats étaient très strictement encadrées, les politiques industrielles nationales proscrites, même la dépense publique et les déficits, parce que l’Euro, devaient être sous contrôle. Quoique des plus dogmatiques, les arguments de la Commission se défendaient : les politiques industrielles et commerciales sont injustes car à la portée des pays les plus riches alors qu’elles portent atteintes et pénalisent les pays les plus pauvres. Elles n’incitent pas, qui plus est, les entreprises à réaliser les investissements nécessaires pour améliorer leur productivité et leur compétitivité. Elles pénalisent finalement la croissance et ce, surtout dans un contexte de mondialisation, donc de compétition accrue. Pourtant, quelques 20 ans plus tard, on mesure aussi aujourd’hui les effets pervers de ces choix politiques. La récente crise grecque ou plus exactement crise de l’euro a mis en évidence les limites d’une monnaie et d’une politique monétaire unique au sein d’une zone économique somme toute assez disparate. Malgré les critères de convergence, les déficits publics n’ont cessé de se creuser. Certains diront que c’est la crise. Certes ! Mais c’est oublier bien vite qu’à l’aube de cette crise, en 2008, rares étaient les pays européens ayant effectivement résorbé leur déficit public… Plus insidieusement, le retrait des pouvoirs publics de certains secteurs d’activité a conduit à une réduction drastique, voire dangereuse des investissements dans ces secteurs, les financements privés n’ayant pas, loin s’en faut, égalé les fonds publics investis par le passé. Les pannes d’électricité se multiplient en Californie, la réputation du système ferroviaire britannique n’est plus à faire, etc. Au final le coût de ces dérégulations et avaries est, pour le contribuable et le client, plus élevé qu’il ne l’était par le passé (dans certains cas même, sans commune mesure) et c’est sans prendre en compte ce que pourrait coûter un retour en arrière et une renationalisation de ces activités. La situation est d’autant plus inquiétante aujourd’hui que la dérégulation fut l’occasion d’une démission des Etats et de la volonté politique. Démission politique court-termiste et à double face qui combine à la fois un désengagement patent des pouvoirs publics sur les projets de long terme, les investissements, sans pour autant (sauf exception) réellement tenter de maîtriser la dépense publique. A cause de cela, les pays européens n’ont aujourd’hui plus aucune visibilité quant à leur politique énergétique, à leur accès aux matières premières, à leur capacité d’innover et de rester (il n’est même plus question de devenir comme le stipulait l’objectif de Lisbonne en 2000) une économie de la connaissance. Hormis en Allemagne, la désindustrialisation se poursuit en Europe pénalisant l’emploi, les exportations et donc in fine la croissance économique et le poids de l’Europe sur la scène internationale.Cette perte d’influence accentue encore les problèmes et le manque de visibilité quant à l’avenir économique de la région. Il semble aussi que, parce que les réponses européennes de la Commission et du Conseil – mais les Etats n’en sont jamais très loin -, ont toujours été dogmatiques et idéologiques, elles ont multiplié les dissensions et les divisions en Europe, affaiblissant de facto la construction européenne. A cause de cela ensuite mais aussi de la crise (1), les pays européens affichent aujourd’hui des déficits énormes. Il n’est plus question que de réduction de la dépense publique, de budgets de rigueur pour rassurer les marchés financiers, l’Allemagne ou les instances européennes. Les symptômes et les remèdes n’ont pas changé et, une fois n’est pas coutume, c’est encore le long terme et les investissements qui en font les frais. La réduction des dépenses publiques conduira à l’abandon de projets majeurs pour notre avenir dans l’ensemble de l’Europe. L’exemple des dépenses militaires, des choix et arbitrages politiques qui vont en découler et des conséquences de ces choix sur les capacités industrielles et technologiques de défense en Europe est de ce point de vue édifiant. Il ne s’agit pas ici de remettre en cause un effort public certainement indispensable ou de prôner, dans un contexte budgétaire aussi difficile, une augmentation de la dépense militaire. Il s’agit simplement d’illustrer combien l’absence d’anticipation et de responsabilité politique peut conduire à mettre les pays européens dans une situation dangereuse politiquement et stratégiquement sans pour autant garantir que la dépense militaire sera finalement maîtrisée !

 

La base industrielle et technologique de défense de notre pays n’aurait jamais pu se constituer sans volonté politique, sans crédits étatiques, et sans politique industrielle. Si l’autonomie stratégique doit être maintenue dans un cadre européen, et tous les textes adoptés par l’Union européenne que ce soit au niveau de l’Agence européenne de défense ou de la commission européenne vont dans ce sens, cela nécessitera également la mise en place d’une politique industrielle même si c’est avec un niveau de crédits militaires réduits. La baisse des crédits militaires devrait inciter encore plus les Etats à définir le modèle industriel de défense qui semble nécessaire à leur autonomie et à leur ambition sur la scène internationale. Il est peu probable, dans l’état actuel des choses que cela soit fait ! clip_image004

(1) Sauf que les crises ne sont pas nouvelles et que la maîtrise des déficits public a, d’abord et avant tout, pour objectif de restaurer, en période faste, des marges de manœuvre aux gouvernements lorsque la situation économique se détériore
http://www.gaullisme.fr/?p=9693

Le déni des cultures

29/09/2010 23:16 par dlr14ème_62

  • Le déni des cultures

    Le déni des cultures

    29/09/2010 23:16 par dlr14ème_62

Le déni des cultures
d'Hugues Lagrange
  • Broché: 350 pages
  • Editeur : Seuil (16 septembre 2010)
  • Collection : PHILO.GENER.
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2021014770
  • ISBN-13: 978-2021014778
  • Présentation de l'éditeur
    La plupart des hypothèses visant à expliquer la dérive des cités sensibles (chômage, délitement de l'autorité...) font l'impasse sur sa dimension culturelle. Et quand elles la mentionnent, c'est pour la caricaturer sous les traits d'un communautarisme dont on stigmatise les expressions en négligeant les discriminations et la ségrégation qui l'alimentent. C'est contre ce double déni que s'élève Hugues Lagrange. Loin de considérer les constructions culturelles des quartiers d'immigration comme des produits d'importation marqués d'une irréductible altérité, il y voit le fruit d'une douloureuse confrontation entre des héritages culturels, des tentations de " re-traditionalisation "et une société d'accueil elle-même victime d'un grand backlash idéologique et moral. Il distingue ainsi les expériences migratoires (celles des Maghrébins ne sont pas celles des Africains du Sahel ou des Turcs), détaille les mécanismes d'ethnicisation des quartiers et dresse un portrait sans fard des rapports entre les sexes ainsi que de l'autoritarisme masculin qui prévalent dans les cités.
    Biographie de l'auteur
    Hugues Lagrange est sociologue (CNRS, Sciences Po). Il a notamment publié La Civilité à l'épreuve. Crime et sentiment d'insécurité (PUF, 1995), De l'affrontement à l'esquive. Violences, délinquance et usages de drogues (Syros, 2001), Demandes de sécurité. France, Europe, Etats-Unis (La République des Idées/Seuil, 2003), et Emeutes urbaines et Protestations. Une singularité française, avec M. Oberti (Presses de Sciences Po, 2006).

    Roms : Dupont-Aignan (DLR) "scandalisé" par la décision de Bruxelles

    29/09/2010 22:24 par dlr14ème_62

    • Roms : Dupont-Aignan (DLR)

      Roms : Dupont-Aignan (DLR) "scandalisé" par la décision de Bruxelles

      29/09/2010 22:24 par dlr14ème_62

    PARIS, 29 septembre 2010 (AFP) - Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République (DLR), a qualifié de "scandaleuse" la décision de principe prise mercredi par la Commission européenne d’ouvrir une procédure d’infraction contre la France, après les récents renvois controversés de Roms. "La décision de principe du commissaire de la Justice Viviane Reding est scandaleuse", écrit-il dans un communiqué. "En effet, Mme Reding est membre d’un organe non élu, illégitime depuis le rejet par le peuple français du Traité de 2005 et dont la volonté de violer les souverainetés populaires s’apparente à une dérive totalitaire", selon le député (ex-UMP). "La France n’a donc pas d’ordre à recevoir d’une entité bafouant les principes élémentaires de la démocratie". "La commission de Bruxelles fait semblant de se plaindre de dérives qu’elle met un acharnement quotidien à créer et à encourager", ajoute le député gaulliste. M. Dupont-Aignan nuance toutefois ses attaques en soulignant que le gouvernement et sa majorité "qui ont tout signé, tout ratifié en trahissant le peuple français", sont "quant à eux bien mal placés pour s’offusquer aujourd’hui de l’attitude de Mme Reding". "En fait, seule la dénonciation des traités européens afin de reconstruire une Europe des nations permettra de régler concrètement les questions liées à l’immigration", fait-il valoir.

    Communiqué de Nicolas Dupont-Aignan en réaction à la procédure d’infraction lancée par Viviane Reding contre la France

    29/09/2010 22:21 par dlr14ème_62

    • Communiqué de Nicolas Dupont-Aignan en réaction à la procédure d’infraction lancée par Viviane Reding contre la France

      Communiqué de Nicolas Dupont-Aignan en réaction à la procédure d’infraction lancée par Viviane Reding contre la France

      29/09/2010 22:21 par dlr14ème_62

    Nicolas Dupont-Aignan réagit à la décision de principe du commissaire de la Justice Viviane Reding de lancer une procédure d'infraction contre la France, qu'il juge scandaleuse.
    Communiqué de Nicolas DUPONT-AIGNAN en réaction à la procédure d’infraction lancée par Viviane Reding contre la France
    La décision de principe du commissaire de la Justice Viviane Reding de lancer une procédure d’infraction contre la France est scandaleuse.
    En effet, Mme Reding est membre d’un organe non-élu, illégitime depuis le rejet par le peuple français du Traité de 2005 et dont la volonté de violer les souverainetés populaires s’apparente à une dérive totalitaire.
    La France n’a donc pas d’ordre à recevoir d’une entité bafouant les principes élémentaires de la démocratie.
    Le gouvernement et sa majorité, qui ont tout signé, tout ratifié en trahissant le peuple français, sont quant à eux bien mal placés pour s’offusquer aujourd’hui de l’attitude de Mme Reding.
    En fait, seule la dénonciation des traités européens afin de reconstruire une Europe des nations permettra de régler concrètement les questions liées à l’immigration.
    Car si le gouvernement a effectivement stigmatisé une population là où seule l’application de la loi républicaine devrait être en cause, qui a créé les conditions de la libre circulation des personnes comme des capitaux ? Qui a créé les conditions de cette anarchie et donc les risques d’amalgame et de stigmatisation ? Qui a favorisé l’immigration intra-communautaire pour le plus grand bénéfice d’un certain patronat qui peut ainsi user et abuser d’une main-d’œuvre bon marché ?
    La commission de Bruxelles fait semblant de se plaindre de dérives qu’elle met un acharnement quotidien à créer et à encourager.
    Sous couvert de bons sentiments, la commission ne fait en réalité rien d’autre que d’imposer un libéralisme sauvage au sein de l’espace européen, qui ne profite qu’à une petite élite et dont sont victimes, parmi tant d’autres, les Roms.
    Madame Reding devrait plutôt s’excuser pour tant de mensonges et de manipulations.
     
    Nicolas Dupont-Aignan
    Député de l’Essonne et président de Debout la République

     

    Conseil municipal

    29/09/2010 13:47 par dlr14ème_62

    • Conseil municipal

      Conseil municipal

      29/09/2010 13:47 par dlr14ème_62

    Un conseil municipal se déroulera dans les salons d'honneur de l'Hôtel de ville aujourd'hui à 18H00.

    Assurance-maladie : ce que l’UMPS cache aux français

    29/09/2010 13:35 par dlr14ème_62

    • Assurance-maladie : ce que l’UMPS cache aux français

      Assurance-maladie : ce que l’UMPS cache aux français

      29/09/2010 13:35 par dlr14ème_62

    Assurance-maladie : ce que l’UMPS cache aux français

    Pour la deuxième année consécutive , le gouvernement ment aux citoyens sur la question du déficit de la sécurité sociale. Alors que celui-ci, comme l’année précédente, bat tous les records, et en particulier le poste de l’Assurance-Maladie à plus de 11 milliards, le gouvernement feint l’apaisement en expliquant qu’il est surtout du à un ralentissement des recettes. La belle affaire ! Cela ne change rien au trou lui-même et à son cumul : plus de cent vingts cinq milliards d’Euros depuis 2003 pour le régime général, près de cent milliards pour la branche maladie. Et comme rien n’est fait pour redonner à l’économie une croissance nouvelle, par soumission à la politique de l’Euro fort et des frontières économiques grandes ouvertes, il n’ y a aucune raison que la donne change. Le gouvernement , en plein électoralisme, a choisit de refiler la patate chaude à ceux qui gouverneront après 2012.
    Mais ne rien faire de sérieux, c’est faire quelque chose : c’est préparer les français à la grande lessive, celle qui verra le principe de solidarité qui a fondé la Sécurité sociale en 1945 balayé.
    Ne rien faire, c’est préparer l’entrée des assurances privées en concurrence d’avec l’Assurance Maladie, comme le veut la Commission de Bruxelles avec sa maladie à elle, celle de la concurrence généralisée dans tous les domaines. Ne rien faire, c’est faire basculer encore davantage les remboursements à la charge des mutuelles, qui tout en ne faisant pas du bénéfice leur but avoué, établissent des taux de couverture proportionnels aux cotisations et précipitent davantage encore la médecine et les soins à plusieurs vitesses, selon les revenus.
    En réclamant au plus grand nombre un effort individuel croissant, on organise la dégradation de la santé de la population. Selon le Baromètre Cercle Santé du CSA, la proportion de français ayant renoncé à des soins ou les ayant décalés est passée de 13 à 25% entre 2008 et 2009. La seule solution, au contraire, c’est non seulement de relancer l’économie en usant d’un nouveau protectionnisme, mais c’est prendre le problème du déficit à bras le corps.
    Il faut s’appuyer sur les professionnels de santé eux-mêmes pour redéfinir ce qui est vraiment efficace de ce qui est inutile, qui doit cesser d’être remboursé. Tous les médicaments et les chirurgies inutiles, doivent purement et simplement cesser d’être remboursés, au profit des soins primaires comme l’ophtalmologie, les soins dentaires, la médecins scolaire, la gynécologie de ville. Cela exige avec les professionnels de santé un nouveau contrat : une hausse substantielle des rémunérations en échange d’une limitation drastique des honoraires libres qui précipitent les inégalités inadmissibles que nous constatons aujourd’hui. Qui dit aux français que la politique de liberté des honoraires conduit aujourd’hui à quatre fois plus de médecins et de lits d’hôpitaux au cœur des grandes villes tandis que les banlieues populaires et les campagnes sont en dessous des moyennes nationales et deviennent des déserts médicaux ? Cela exige de réussir la réforme hospitalière en collaboration étroite avec les médecins et les soignants, à l’opposé de la “gouvernance” actuelle, autoritaire, gestionnaire à courte vue, qui approfondit la crise de l’hôpital public au lieu de le redynamiser. Cela exige que les cotisations -maladies sont désormais intégralement prélevées de façon proportionnelle à tous les revenus, y compris ceux du capital.
    La crise de l’Assurance-Maladie et de la Sécurité Sociale n’est pas une fatalité. L’UMP et le PS ont déjà renoncé à se battre et préparent la privatisation du système après 2012. Ne les laissons pas faire !
     
    François MORVAN
    Délégué national à la santé

    Projet de loi sur l’immigration : communiqué de Nicolas Dupont-Aignan

    29/09/2010 12:29 par dlr14ème_62

    • Projet de loi sur l’immigration : communiqué de Nicolas Dupont-Aignan

      Projet de loi sur l’immigration : communiqué de Nicolas Dupont-Aignan

      29/09/2010 12:29 par dlr14ème_62

    Nicolas Dupont-Aignan réagit au projet de loi sur l'immigration, qui relève selon lui au mieux de la mascarade, au pire de l'escroquerie.
    La "guéguerre" que vont se livrer le PS et l’UMP sur le projet de loi sur l’immigration relève au mieux de la mascarade, au pire de l’escroquerie. 
    Plutôt que de se concentrer sur les centaines de milliers de clandestins qui se maintiennent sur le territoire national, le gouvernement va une nouvelle fois tenter de masquer l’échec de sa politique en jetant un formidable écran de fumée législatif sur son incapacité à tenir ses promesses. Ainsi, la mesure phare "d’extension de la déchéance de la nationalité " ne concernera au pire que deux ou trois individus par an alors que 80% des décisions de reconduite à la frontière (environ 50 000) ne sont même pas appliquées !
    De son côté, la gauche va s’indigner et pousser des cris d’orfraie, ne se rendant pas compte qu’elle marche en réalité main dans la main avec un certain patronat qui use et abuse d’une main d’œuvre bon-marché, faisant baisser les salaires des ouvriers dans notre pays et condamnant la jeunesse des quartiers au chômage.
    En pratique, le PS et l’UMP vont donc s’écharper sur l’accessoire puisqu’ils sont d’accord sur l’essentiel, à savoir une politique européenne, mondialiste et immigrationniste qui épuise tout autant notre pays qu’elle assèche les pays émergents, et notamment l’Afrique.   C’est cette politique mondialiste qui conduit à la ghettoïsation et à la stigmatisation dont sont aujourd’hui victimes les étrangers en situation régulière et les enfants d’immigrés.
    Seul le rétablissement des frontières nationales permettrait de lutter efficacement contre une immigration clandestine de masse qui pose un vrai problème pour les plus faibles et les plus exposés de nos concitoyens. La frontière, ce n’est pas la barbarie mais bel et bien la civilisation.
    De même, il faudrait aussi rétablir les mesures d’éloignement automatique des délinquants étrangers que Nicolas Sarkozy a fait abolir il y a quelques années, et restaurer de réelles sanctions pour les employeurs qui utilisent et exploitent la main d’oeuvre clandestine.
    Enfin, il faudrait réhabiliter l’idée de préférence nationale, qui fonde la citoyenneté : seul moyen de rétablir la cohésion nationale entre tous les français, quelles que soient leurs origines. Car ce qui est discriminatoire, ce n’est pas cette préférence citoyenne mais bien au contraire - comme le fait aujourd’hui le gouvernement - de distinguer entre plusieurs catégories de français.
    Le texte proposé par le gouvernement, finalement assez vide, ne mérite en résumé ni louange ni excès d’indignation. Il ne s’agit que d’une formidable occasion manquée de plus. Un énième tour de prestidigitation de la présidence Sarkozy.
     
    Nicolas Dupont-Aignan,
    Député de l’Essonne et président de Debout la République.

    Les atermoiements de la gauche européenne

    28/09/2010 17:08 par dlr14ème_62

    • Les atermoiements de la gauche européenne

      Les atermoiements de la gauche européenne

      28/09/2010 17:08 par dlr14ème_62

    La grande crise de 2008 aurait du être du  pain béni pour la gauche européenne. Pourtant, c’est elle qui est en crise aujourd’hui et la droite qui triomphe, jusqu’en Suède. Les dernières réactions en Allemagne et en Grande-Bretagne illustrent ce malaise.
    Un timide virage à gauche ?
    La défaite du SPD lors des élections législatives Allemandes de 2009 puis celle des travaillistes en Grande-Bretagne ce printemps ont provoqué un changement logique de dirigeants. Dans les deux cas, les partis ont choisi un nouveau chef davantage marqué à gauche. Le cas du Parti Travailliste était assez original puisque c’est le frère cadet Milliband, Ed, 40 ans, qui l’a emporté d’un cheveu sur son frère David alors que ce dernier pouvait sembler plus à même de mener son parti à la victoire.
    Mais le nouveau chef des travaillistes, soutenu par la gauche du parti, et notamment les syndicats, une fois la victoire acquise, s’est empressé de dire que cela ne provoquerait pas un virage à gauche, opérant un recentrage immédiat. La tentation centriste a toutes les chances de rester forte dans la mesure où elle a permis au parti de remporter trois élections consécutives.  En Allemagne, le SPD se dirige timidement vers l’instauration d’un salaire minimum.
    Les mauvaises leçons de la crise
    En fait, le manque d’attrait de la gauche est parfaitement compréhensible. Les citoyens ne parviennent pas à voir de différences notables avec la droite. Les deux camps ont accompagné la politique de déréglementation et la droite dénonce aujourd’hui aussi vigoureusement que la gauche les excès du capitalisme. Et du coup, les peuples ont du mal à saisir la différence d’interprétation de la crise ou à voir des différences dans les solutions préconisées.
    Car ce qui est frappant en Grande-Bretagne et en Allemagne (comme en France), c’est l’absence d’explication systémique à la crise et de solutions structurelles de la part de la gauche. La social-démocratie croît dur comme fer au libre-échange (le protectionnisme étant souvent vu comme un produit du nationalisme), à l’indépendance des banques centrales ou au fait de confier aux banquiers le soin de mettre en place leur réglementation…
    Le malaise de la social-démocratie n’est pas prêt de cesser devant son incapacité à tirer les leçons de la crise. Pour revenir au pouvoir, elle ne pourra compter que sur la médiocrité des dirigeants de la droite, ce qui lui laisse une chance en Italie ou en France…
    Laurent Pinsolle 

    Don du sang à Montigny en gohelle

    28/09/2010 09:13 par dlr14ème_62

    • Don du sang à Montigny en gohelle

      Don du sang à Montigny en gohelle

      28/09/2010 09:13 par dlr14ème_62

    Un don du sang sera organisé le 29 septembre à Montigny en Gohelle. Il se déroulera à l'espace polyvalent Roland Huguet  (rue C. Colomb) de 9H00 à 12H00 et de 14H00 à 17H00. Venez nombreux !

    Nicolas Dupont-Aignan au Débat Marianne

    27/09/2010 22:42 par dlr14ème_62

    • Nicolas Dupont-Aignan au Débat Marianne

      Nicolas Dupont-Aignan au Débat Marianne

      27/09/2010 22:42 par dlr14ème_62

    Le 13 septembre 2010, Marianne organisait un grand débat à Paris sur le thème : "quel front républicain face à Nicolas Sarkozy ?" Intervention de Nicolas Dupont-Aignan

    http://www.dailymotion.com/video/xezaq7_nicolas-dupont-aignan-au-debat-mari_news